Sita Suez Sud-Ouest : Eboueurs en grève

La Dépêche, 6 janvier 2011 :

Dans Castanet et d’autres communes du Sicoval, les poubelles des particuliers débordent de détritus depuis lundi. En effet, les éboueurs de la société Sita Suez Sud-Ouest, mandatée par le Sicoval pour effectuer le ramassage des ordures, sont en grève et débordent de colère. Hier matin, sur le site de la zone de Vic à Castanet, les camions de collecte demeuraient à l’arrêt sur le parking. Et tant les chauffeurs, que les rippeurs grévistes, persistaient dans leur volonté de ne pas reprendre leurs activités jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues par la direction de Sita Suez. Un mouvement de grève qui repose sur deux axes forts : les conditions de travail et la sécurité, mais aussi des questions de salaire.

« Nos camions sont dans un état déplorable »

« Ces camions sont dans un état déplorable. Ils sont réparés au coup par coup. Nous travaillons dans des c conditions dangereuses. Dernièrement, un intérimaire rippeur a eu accident l’obligeant à un arrêt de travail d’un mois. Nous avons neuf camions dont deux étaient prévus en secours pour permettre l’entretien et les réparations. Comme les secteurs ont mal été découpés au départ, les neuf camions tournent matin et soir. » Mourad R’Miar, représentant de l’union locale des syndicats CGT de Toulouse-Sud, relayait la colère de ses collègues grévistes : « On ne fournit pas non plus des vêtements et des gants adaptés aux conditions de travail hivernales. Pas plus que des chaussures de sécurité. C’est inadmissible. »

Concernant le volet des salaires, les grévistes ne ferment pas la fenêtre à leur ire : « Un rippeur avec 11 ans d’ancienneté a le même salaire qu’un nouvel embauché. Il n’y a aucune évolution de salaire, pas plus que déroulement de carrière. Quelle que soit leur ancienneté, les employés sont bloqués au niveau du smic. On demande notre augmentation de coefficient de quatre points, ce qui correspond à 40 euros mensuels. C’est dérisoire quand on connaît les bénéfices de la société Suez. Nous avons 20 minutes de pause obligatoire qui ne sont pas rémunérées. On touche une prime de transport dérisoire, moins de 5 euros mensuels, alors que l’on doit utiliser notre véhicule personnel, vu nos horaires, 5 heures le matin et 22 heures le soir. On demande une revalorisation de cette prime. »

Pour faire taire cette gronde, la direction de Suez a maintenant la parole.

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